De Monteverdi à G. Benjamin, de Carmen à Das Lied von der Erde, Camille Merckx fait de l’éclectisme sa signature. Licenciée de musicologie de la Sorbonne et diplômée de chant du CRR de Paris, elle poursuit sa formation à l’Opéra Studio de La Monnaie à Bruxelles, où elle chante Garcias dans Don Quichotte de Massenet, Musico dans Manon Lescaut de Puccini et la Dame d’honneur dans Les Huguenots de Meyerbeer.
Sur scène, elle a incarné Ottavia dans L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi, la Sorcière dans Didon et Énéede Purcell, Isaura dans Tancredi de Rossini, Dryade d’Ariadne auf Naxos de Strauss, Dulcinée dans Don Quichotte de Massenet et le rôle-titre de Carmen de Bizet.
Elle s’impose comme l’une des voix de la musique contemporaine : la Reine dans Trois Contes de G. Pesson à l’Opéra de Lille, le Ministre dans Into the Little Hill de G. Benjamin au Teatro Real de Madrid, puis au Festival Ravel avec l’Ensemble Intercontemporain, une Voix dans Jakob Lenz au Festival d’Aix-en-Provence, alto solo dans Mittwoch aus Licht de K. Stockhausen à la Deutsche Oper de Berlin, Marion dans Les Ailes du désir d’O. Louati, applaudie aux Opéras de Dijon, Nantes et Compiègne, et Natasha Trotsky dans L’Homme qui aimait les chiens de F. Fiszbein, au Théâtre de Caen et à l’Athénée.
En récital, elle fait résonner La Bonne Chanson de Fauré à Bruxelles et La Chanson d’Ève au Petit Palais à Paris. Avec le pianiste Alphonse Cemin, elle explore les premiers lieder de Schoenberg, puis chante Zdeka, la tzigane du Journal d’un disparu de Janáček, aux Lundis Musicaux de l’Athénée. Elle interprète Das Lied von der Erde de Mahler, dirigée par Maxime Pascal au Nouveau Siècle de Lille, puis dans la version de Schoenberg au Festival de Maribor.
Directrice artistique de la compagnie Les Perles de Verre, elle signe Julie M. en garde et en scène, spectacle où elle chante, raconte et croise le fer avec Julie de Maupin, cantatrice et escrimeuse du XVIIe siècle, présenté à l’Opéra de Rennes.