Le futur Herbert von Karajan ou la future Nathalie Stutzmann sont peut-être sous vos yeux, là, parmi les six demi-finalistes du 80e Concours de Genève consacré à la direction d’orchestre. Par séquences de quarante-cinq minutes, ils et elles vont faire travailler publiquement l’OCG dans trois symphonies du répertoire d’orchestre de chambre, souvent jouées comme la Symphonie écossaise de Mendelssohn ou moins connue – mais magnifique – comme la 3e Symphonie de Louise Farrenc.
Précision du geste, qualité de l’expression, rythme de la répétition, résultat sonore, tous ces éléments seront sous vos yeux (et vos oreilles !) pour que chacun trouve son propre coup de cœur et rejoigne (ou non) les choix du jury qui propulseront trois stars de demain en finale.
« L’observation du métier de chef·fe d’orchestre n’en finit pas de faire couler de l’encre et de fasciner : comment un art fondé sur le geste, le mime, peut-il autant fédérer ou déconcerter ? L’invisibilité de l’écoute intérieure, une forme d’intelligence du groupe et d’empathie, figurent probablement parmi les qualités requises. Et chaque artiste donnera à la même œuvre des reliefs et un élan uniques, ce qui promet une expérience passionnante. » — Raphaël Merlin
